Le droit des patates
Le tribunal de la propriété Intellectuelle de l’ONU a décidé le 28 décembre dernier que les indigènes sud-américains devaient recevoir 1% des bénéfices des ventes de patates « en reconnaissance du fait que les patates, telles que nous les connaissons, sont une création indigène ».

En effet, Tomasa Bravas, la présidente du tribunal a déclaré que les peuples originaires du Pérou furent les premiers cultivateurs entre 3000 et 2000 avant J.C, et que « en tant que les créateurs de la quatrième plus importante culture alimentaire du monde, il serait juste de reconnaitre la dette que le monde à envers les peuples indigènes ».
Il s’agit de faire valoir l’importance des peuples indigènes « pour leur contribution à nos régimes alimentaires quotidiens » souligne Bravas.



chaussures à crampons, les crampons, le harnais, le piolet et tout le matériel normal nécessaire à une ascension. Il est donc presque inutile de préciser que les 16-17 Kilos sont atteints et que la montée de 4 heures qui s’en suit est difficile. De plus sur un terrain caillouteux, en pente et sur lequel un chemin serait bien utile, les glissades ne se font pas rares et j’y ai vu le vide de très près. Des condors aussi mais d’un peu plus loin. Je savais au début que ce serait difficile et c’est à bout de forces qu’on arrive en haut. Le maté de coca est bienvenu ainsi que le bon repas de midi. Plus tard dans la journée le ciel se couvre… en dessous de nous. Et oui on est au dessus des nuages à 5200 mètres et le panorama est magnifique. Nous nous couchons car le levé est prévu à 1h00 le lendemain pour accéder au sommet.
On met les crampons, 2 t-shirts, 2 pulls, une doudoune en plume de canard et LA veste gore tex Lowe Alpine (ce n’est pas pour faire de la pub J) et c’est parti. On s’attache grâce à une corde qui pénètre via nos harnais et on commence à marcher. Un ciel étoilé à en faire pâlir un astronaute, une neige à en dégouter un skieur et un froid à en déplumer un canard nous accompagne tout au long de cette ascension. Il me faut 4 heures pour commencer à sentir la fatigue parmi un délice de paysages recouverts de neige et sous la lumière des étoiles. Il me semble même apercevoir la voie lactée, ce qui n’est pas très étonnant à cette altitude. Le plus dur fût entre 5600 et 5800 mètres, où le coup de barre ce fît vraiment ressentir. J’ai vraiment souffert et l’abandon était une option que je considérais.
Mais la volonté de toucher la cime était plus forte et malgré la fatigue, les 200 derniers mètres furent plus faciles. Le soleil fît son apparition en guise de motivation sur les 50 derniers mètres et on pouvait voir les deux versants de la montagne pendant quelques derniers mètres en marchant sur la crête. Un étrange mélange de beauté qui ne me fît regretter en aucun cas cette ascension quelque peu sportive. La chose la plus folle que j’ai pu faire jusqu’à aujourd’hui, mais voir le levé de soleil depuis 6088 mètres n’est pas une chose donnée (et accessible) à tout le monde.







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