D’après l’Institut Géophysique du Pérou (IGP), ce lundi à 00:37, un séisme de 4,7 degrés à l’échelle de Richter dont l’épicentre se situait dans la mer à 15km au sud est de Callao a été enregistré. Le mouvement tellurique qui a été ressenti dans toute la capitale, a fait sortir de leurs maison beaucoup de liméniens qui à cette heure là étaient déjà en train de dormir. Plus tard, à 9 :27, un autre tremblement (cette fois de 3,9 degrés) secoua Cañete.
Ces séismes nous rappellent qu’être préparés pour agir de manière adéquate à n’importe quelle heure de la journée est une question de vie ou de mort. Pensez de quelle manière vous avez réagi ce jour là pendant le mouvement tellurique. Êtes-vous sortis sans chaussures ? Vous rappelez vous avoir emmené avec vous votre sac à dos d’urgence ? Aviez-vous un sac à dos prêt ? Avez-vous allumé les lumières de la maison pendant que vous avanciez dans l’obscurité ou les lanternes d’urgence ? Reconnaissiez vous les zones sures de votre maison, avez-vous couru dans les escaliers ?
Peut-être que dans la panique, vous n’avez pas pris en compte les mesures de sécurité que l’Institut National de Défense Civile (Indeci) recommande de suivre, et lesquelles sont massivement diffusées dans les moyens de communication.
Ceci révèle une réalité préoccupante : il y a encore du chemin à parcourir en ce qui concerne l’éducation de la prévention des désastres.
Dario Chirinos, le chef de Indeci Centre de Lima, indique que les simulacres effectués cette année ne sont pas encore considérés avec le sérieux nécessaire par la population : « lors de ce séisme, j’étais à Callao et les écoliers descendaient les escaliers en glissant par les galons, d’autres se rapprochaient de la mer au lieu de s’en éloigner ». Indeci a réalisé cette année 154 simulacres dans tout le pays, dont 60 nocturnes. « Nous pensons renforcer les simulacres nocturnes l’année prochaine et en réaliser certains de bon matin ce qui jusqu’à aujourd’hui n’a pas été organisé » ajoute Chirinos.

Simulacres et éducation
Julio Kuroiwa, ingénieur spécialisé du risque des désastres, observe que les essais de séismes, s’ils représentent des mesures nécessaires, résultent insuffisants pour réussir à faire que la population intériorise la prévention. « Si le séisme de Pisco (en 2007) avait eu lieu de bon matin, le nombre de victimes aurait été plus élevé, parce que dans un environnement matinal la réaction des personnes est différente ». Pour le spécialiste, le thème de la prévention doit avoir une plus grande présence dans l’éducation des écoliers et doit s’exprimer dans la préparation des professionnels spécialisés dans la mitigation des désastres. Aurora Zegarra, la coordinatrice de la zone d’éducation environnementale du ministère de l’éducation, indique qu’il faudrait mieux former les professeurs, car ce sont eux finalement qui transmettent les connaissances aux enfants.